La Liberté

05.05.2021

Le conseil des sages de Facebook confirme le bannissement de Trump

Le conseil de surveillance a jugé que l'ancien locataire de la Maison Blanche "avait créé un environnement où un risque sérieux de violence était possible" avec ses commentaires le 6 janvier, jour de l'assaut du Capitole (archives). © KEYSTONE/AP/Jacquelyn Martin
Le conseil de surveillance a jugé que l'ancien locataire de la Maison Blanche "avait créé un environnement où un risque sérieux de violence était possible" avec ses commentaires le 6 janvier, jour de l'assaut du Capitole (archives). © KEYSTONE/AP/Jacquelyn Martin
Le conseil de surveillance a jugé que l'ancien locataire de la Maison Blanche "avait créé un environnement où un risque sérieux de violence était possible" avec ses commentaires le 6 janvier, jour de l'assaut du Capitole (archives). © KEYSTONE/AP/Jacquelyn Martin
Le conseil de surveillance a jugé que l'ancien locataire de la Maison Blanche "avait créé un environnement où un risque sérieux de violence était possible" avec ses commentaires le 6 janvier, jour de l'assaut du Capitole (archives). © KEYSTONE/AP/Jacquelyn Martin
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05.05.2021

Le conseil de surveillance de Facebook a décidé mercredi de maintenir l'interdiction faite à l'ancien président américain Donald Trump de poster des messages sur sa page Facebook et sur son compte Instagram. La sanction n'est cependant pas irrévocable.

Il ne s'agit toutefois pas d'une décision définitive, celui-ci jugeant qu'il n'est "pas approprié pour Facebook d'imposer" une sanction d'une durée indéfinie, a-t-il expliqué dans un communiqué. Il lui demande ainsi de "réexaminer la décision arbitraire imposée le 7 janvier" dans les six prochains mois.

Donald Trump a qualifié ces décisions de honte absolue. "On a retiré la liberté d'expression au président des Etats-Unis parce que des fous de la gauche radicale ont peur de la vérité mais la vérité sortira de toute façon, plus grande et plus forte que jamais", a ajouté M. Trump dans un communiqué, en référence à ses accusations, sans fondement, selon lesquelles des fraudes électorales ont entaché la présidentielle américaine de novembre 2020.

Le conseil de surveillance, dont les décisions sont contraignantes, a jugé que l'ancien locataire de la Maison Blanche "avait créé un environnement où un risque sérieux de violence était possible" avec ses commentaires le 6 janvier, jour de l'assaut du Capitole.

"Au moment de la publication des messages de M. Trump, il y avait un risque clair et immédiat de préjudice et ses paroles de soutien aux personnes impliquées dans les émeutes ont légitimé leurs actions violentes", a-t-il détaillé.

35 millions d'abonnés

En tant que président, M. Trump exerçait une forte influence, ont-ils également argué. "La portée de ses publications était importante, avec 35 millions d'abonnés sur Facebook et 24 millions sur Instagram", a-t-il poursuivi.

Le Conseil a également formulé des recommandations politiques à mettre en oeuvre par Facebook "pour élaborer des politiques claires, nécessaires et proportionnées qui favorisent la sécurité publique et respectent la liberté d'expression".

Facebook avait banni de sa plateforme l'ancien président américain au lendemain de l'invasion du Congrès en janvier par une foule de ses partisans, lors de la certification de la victoire de Joe Biden à l'élection de novembre 2020. Le groupe californien avait auparavant toléré de nombreux messages du milliardaire républicain jugés problématiques par de larges pans de la société, et même en interne.

Mais le 7 janvier, le réseau avait finalement suspendu "jusqu'à nouvel ordre" le candidat perdant pour avoir enfreint ses règles sur l'incitation à la violence, notamment dans une vidéo où il exprimait son soutien aux émeutiers. Fin janvier, Facebook s'était alors tourné vers son conseil de surveillance pour trancher cette affaire.

Malaise

Les fans du milliardaire accusent Facebook de censure. Les partisans d'un maintien du statu quo considèrent, eux, que la suspension du compte de l'ancien président aurait dû intervenir bien plus tôt.

L'ostracisation numérique de M. Trump a été globalement saluée par les élus démocrates et la société civile américaine. Mais en Europe, elle a suscité des critiques d'associations et de dirigeants, dont la chancelière allemande Angela Merkel, inquiets du pouvoir des sociétés technologiques sur la liberté d'expression.

ats, afp

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