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Huit épisodes d’horreur

Article en ligne – Critique série » La série « La Femme qui habitait en face de la fille à la fenêtre » signée de Rachel Ramras permet de se vider l’esprit. 

L’actrice Kristen Bell se fond parfaitement dans le rôle d’Anna, principale personnage de la série « La Femme qui habitait en face de la fille à la fenêtre » © Netflix/Colleen E. Hayes
L’actrice Kristen Bell se fond parfaitement dans le rôle d’Anna, principale personnage de la série « La Femme qui habitait en face de la fille à la fenêtre » © Netflix/Colleen E. Hayes

Franck Descloux

Publié le 04.04.2022

Temps de lecture estimé : 3 minutes

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La série en huit épisodes de la réalisatrice américaine Rachel Ramras, « La Femme qui habitait en face de la fille à la fenêtre », débute avec le réveil en sursaut d’Anna. Cette résidente d’une zone pavillonnaire américaine des plus normales pense être en retard pour amener sa fille à l’école. Elle embarque dans son SUV, arrive devant l’établissement scolaire… et réalise l’absence de sa fille, en réalité décédée quelques temps plus tôt.

Le décor est planté. Anna, sublimement incarnée par l’actrice américaine Kristen Bell, n’a rien d’une « Madame-Tout-Le-Monde. » Perpétuelle angoissée depuis la mort de sa fille et le départ de son mari, elle boit énormément et passe un temps fou sur son petit fauteuil confortable. Il fait face à sa fenêtre et surtout, face à la maison de ses voisins. C’est autour de cette dernière que s’articule toute l’intrigue de cette haletante et terrifiante série. 

Un va-et-vient entre rêves et événements réels perturbant

Au fil des épisodes, par le biais du regard d’Anna, un nouveau voisin prénommé Neil, dévoile progressivement son visage. Il lui redonne de l’air, un semblant d’espérance lui permettant de s’extirper de sa spirale morose. Cependant, au fil des minutes, cette parenthèse enchantée à laquelle Anna s’accroche s’érode, avant de tout simplement se briser lorsqu’elle apprend que Neil partage la vie d’une autre femme. 
C’est à ce moment-là que la trame de l’histoire prend une tournure dramatique. Le spectateur est en premier lieu surpris par la nouvelle alternance répétée entre les scènes représentant les rêves d’Anna et les actions réelles qu’elle mène. Les scénaristes ont certainement voulu faire transparaitre à l’écran les effets que provoquent la consommation d’alcool hors norme d’Anna. La distinction entre les deux n’est cependant pas toujours aisée. 
Au-delà de cet aspect, les événements tragiques concernant les voisins d’en face s’enchainent de manière rapide et deviennent de plus en plus violents. Trop ? Dans les derniers épisodes, un peu. Cela s’apparente à une surenchère légèrement inutile et n’apporte rien de transcendant à l’intrigue. 

« La Femme qui habitait en face de la fille à la fenêtre » permet avant tout de se vider la tête en se plongeant dans les aventures inquiétantes d’une trentenaire et de ses voisins. S’il ne faut pas la visionner dans l’espoir d’y déceler de la singularité ou, hormis celui de Kristen Bell, des jeux d’acteurs mémorables, on frissonne volontiers devant certaines scènes horrifiantes à souhait. N’est-ce pas cela le principal, en soi ?
 

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