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Débat sur la définition du viol: Le «oui, c’est oui», c’est plutôt non

Dans le débat sur la redéfinition du viol, le Ministère public met en garde contre une «fausse bonne idée»

Le Ministère public fribourgeois et ses homologues des autres cantons s’opposent à l’inscription du consentement explicite dans la législation sur les infractions sexuelles. © Alain Wicht/photo prétexte
Le Ministère public fribourgeois et ses homologues des autres cantons s’opposent à l’inscription du consentement explicite dans la législation sur les infractions sexuelles. © Alain Wicht/photo prétexte

Marc-Roland Zoellig

Publié le 29.03.2023

Temps de lecture estimé : 4 minutes

Justice » Pour le Ministère public fribourgeois et ses homologues des autres cantons, l’inscription du consentement explicite dans la législation sur les infractions sexuelles ne serait efficace que sur le papier. Dans les faits, cette solution dite du «oui, c’est oui» conduirait vraisemblablement à un accroissement du nombre de plaintes et d’accusations, sans amener davantage de condamnations. Elle ferait naître de faux espoirs, accablant les victimes (qui devraient tout de même répondre aux questions intrusives de la justice) et stigmatisant les personnes accusées.

Bref, il s’agirait d’une «fausse bonne idée», résume le Ministère public fribourgeois dans son rapport annuel 2022. On y lit que la procureure fribourgeoise Catherine Christinaz a eu l’occasion, l’an dernier, d’exprimer ce point de vue devant la Commission des affai

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